Les balades

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La balade des 9 fontaines et 3 lavoirs

Le lavoir de la placette des Droits de l’homme

La source de la Boucharde alimente 9 fontaines  et 3 lavoirs de la ville (eau non contrôlée). Celle-ci  a été renforcée par un forage. Le débit est de 130 m3 par jour. Cette source est exploitée depuis le Haut Moyen Age et les premières canalisations étaient en pierres puis en terre cuite.

La pompe se situe à 64 mètres et le niveau d’eau est à 13 mètres en dessus de la pompe.  Les ressources en eau provenant des nappes d’accompagnement peuvent couvrir les besoins en eau de 4200 personnes voire 5300 pendant la saison d’été.

Au départ, à deux pas du pavillon de l’Office de Tourisme, la fontaine n°1, dans la rue Elie Louis Julien,  présente sur sa vasque hexagonale un obélisque muni de quatre goulets d’écoulements. C’est une des plus vieilles dans sa partie basse (vasque) . On en parlait déjà en 1697. Son lavoir a disparu. Le bassin de forme hexagonale est probablement d’origine du fait de son aspect rudimentaire. Elle était surmontée d’une statue après 1789.  Vers 1900, l’obélisque fut mis en place.

En vis à vis, la rue Elie Louis Julien, nous conduira cent mètres plus haut vers la fontaine n°2 sur la place Abel Roger avec son lavoir oblong situé sous l’immeuble d’angle. La base très particulière du bassin de la fontaine présente cinq côtés et un quart de cercle sur sa face est.

Elle se nomme par rapport à la chapelle des Pénitents qui se situait non loin de là. On la nomme aussi la petite fontaine ou la fontaine du Mitan.

A l’époque, elle gênait  le passage de la circulation de la diligence de Monsieur Nègre qui livrait les colis et amenait les voyageurs. Du fait de l’agrandissement de la zone urbaine et de la nécessité de garder ce point d’eau, elle fut déplacée en 1874 vers le lavoir qui n’existait pas encore. L’eau de la surverse servait pour le lavage de la bugade  puis pour les jardins et si il en restait, l’eau allait jusqu’au Rancure. Les balayures autour étaient récupérées comme engrais que l’on se disputait.

Le lavoir fut construit après la fontaine dans un renforcement sur une voie de communication principale : Oraison – Le Castellet.

L’ascension vers la fontaine n°3 par la rue Auguste Brun nécessitera quelques menus efforts pour affronter raidillon et chaleur. Celle-ci, la plus haute du village, se dresse à l’entrée de la « Placette des droits de l’homme ». Elle fut construite dans la première moitié du XVII ème siècle en 1654. C’est une des plus anciennes. Elle avait été judicieusement implantée,  car elle desservait en eau les habitants du quartier mais aussi longeait la route Oraison – Le Castellet. C’était une voie très fréquentée. Son état est d’origine. 

La fontaine est constituée de blocs de pierre de taille. Elle est sobre et rustique. Le bassin est de forme rectangulaire et elle possède 2 canons de cuivre.

Le lavoir  fut construit en 1873. Après la construction du pont roman le 21 octobre 1698, les Conseils décidèrent de construire plus de fontaines et de lavoirs. Le lavoir fut adossé au bassin de la fontaine. C’est un lavoir classique à deux bassins rectangulaires. Il a été conçu pour accueillir 4 à 6 lavandières. Le toit fut construit et par la suite supporté par 4 poteaux en acier surmontés de chapiteaux moulés. La barre d’égouttage est suspendue à la charpente. Le toit a été rénové récemment.

Un retour se fait en direction du centre ville par la traverse Roger Roman.

On peut y découvrir la fontaine et le lavoir de la rue Joseph Latil n°4 avec sa silhouette de formes anguleuses. Sa construction date de la deuxième moitié du XVII éme siècle. C’est la sœur jumelle de celle de la placette. C’est une des 3 plus anciennes.

Elle a un style simple et rustique, construite en grande pierre de taille avec deux canons droits. C’est une fontaine de puisage.

Le lavoir a été probablement construit dans le dernier quart du XIX ème siècle. C’est seulement par la suite qu’un toit fut construit.

Des murs à l’ouest  et au nord furent édifiés pour une meilleure protection. Le lavoir possède une forme rectangulaire. Il est adossé à l’arrière de la fontaine et en contrebas de celle-ci afin de recevoir l’eau de surverse.

La rue Eugène Revest nous conduira jusqu’à la  place du Docteur Itard, sur celle-ci  la fontaine n°5 toute en rondeur de proportions eurythmiques, présente sur sa colonne renflée une vasque coiffée d’un gigantesque gland de chêne avec sa cupule stylisée. Nous ne devons pas oublier que ces humbles monuments étaient édifiés initialement pour satisfaire aux besoins journaliers en eau des habitants d’Oraison et secondairement le souci d’une recherche dans la construction d’une esthétique harmonieuse. Elle a été construite à partir de 1871.

La fontaine est constituée d’une large vasque en forme de cercle. Le contour est cerclé de métal pour contenir la pression de l’eau. Les canons, au nombre de quatre, recourbés permettent à l’eau de couler au même endroit été comme hiver.

Le tour de la fontaine était caladé (empierré) afin d’être plus résistant face aux sabots des chevaux. La calade a disparu  dans la deuxième partie du XXème siècle. 
Une halte s’impose sur cet épicentre commercial, actif bruyant et animé avant l’exploration des quatre ultimes points d’eaux vives.

La fontaine n°6 se trouve à la jonction de deux rues qui se croisent à angle aigu. Elle a été construite en 1963 entre la rue Abdon Martin et la rue Paul Jean sur un terrain jadis privatif. La fontaine est de style classique. Le bassin est de forme rectangulaire avec une colonne carrée. L’eau jaillit de la bouche d’une tête de lion. La fontaine est surmontée d’une urne sans couvercle.

Abordons en faisant demi-tour la dernière partie du circuit vers la sortie sud de la cité. La modeste  fontaine n°7, enguirlandée de lierre, se niche à droite de l’avenue Gabriel Banon. Elle date de 1937. Elle possède une forme  rectangulaire et une colonne cylindrique reproduisant un tronc d’arbre et des branches sectionnées. Le canon est construit en béton.

La décoration est un enchevêtrement de tronc et de branches d’arbres. Le bois, symbole pour faire la réplique des fontaines de montagne qui étaient construites en bois de mélèze. Le style est nouveau par rapport à la construction classique.

La fontaine n°8 se trouve à l’angle de l’avenue Flourens Aillaud et l’avenue Victor Gérard. Elle affiche une architecture sobre. Elle a été construite en 1937.

Cette fontaine fait partie du « groupe 1937 ». Cette appellation vient du fait que 3 fontaines furent édifiées quasiment en même temps dans les rues périphériques du centre ville.

Lors du bombardement du pont de Rancure, le 16 août 1944, par l’aviation anglo – américaine, deux bombes égarées ont frappé de plein fouet, une, la fontaine et l’autre, la maison en face. Elle fut reconstruite presque à l’identique en béton. Le bassin rectangulaire est constitué de blocs de pierre.

Elle est toujours utilisée du fait de son accessibilité.

La fontaine n°9 se trouve sur l’avenue Victor Gérard. Elle est construite en béton comme beaucoup d’autres après 1900. Elle date de 1937.

 La fontaine est constituée d’un bassin rectangulaire avec une colonne cylindrique et un canon. Elle possède une ornementation en forme de branches (mode d’entre les deux guerres).

Le béton permettait de reproduire divers éléments de la nature et des fantaisies.

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